Douleurs Chroniques : Solutions et Accompagnement Naturel au Quotidien
La douleur chronique est pour de nombreuses personnes un handicap silencieux au quotidien. Les réponses données par la médecine allopathique peuvent paraître parfois insuffisante et laisse au patient un sentiment d’incompréhension au sortir de la consultation.
Tout d’abord, définissons la douleur : C’est « une expérience émotionnelle sensorielle et émotionnelle désagréable »[1]
On parle de douleur chronique lorsqu’elle dure depuis plus de 3 mois.
Parfois, on en retrouve la cause : Une pathologie spécifique, une lésion tissulaire, ce qui permet de mieux l’accompagner.
D’autres fois, elle reste inexpliquée, laissant place à une solitude et à un sentiment d’abandon sans réelle thérapeutique proposée.
C’est dans ces contexte que peut intervenir un accompagnement.
On oublie trop souvent que la douleur a des aspects multidimensionnels :
Elle a un seuil de tolérance propre à chacun, reflet de son éducation, de son histoire personnelle, de sa culture.
Elle impacte la qualité de vie, le sommeil, la mobilité, le moral, la vie sociale et professionnelle ;
L’objectif est donc d’aborder la douleur dans toutes ses dimensions. De cibler ses besoins, ses priorités, mieux comprendre sa douleur, et trouver son propre mode d’emploi pour l’apprivoiser en expérimentant des outils validés.
Libérer la parole : Pouvoir être entendu dans sa douleur est une étape clé vers un mieux-être.
Adapter son quotidien : Est-ce que mon environnement, mon temps d’activité, ma vie personnelle et professionnelle sont compatibles avec mes douleurs ?
Y a-t-il dans mon activité des phénomènes déclenchant la douleur ou à l’inverse, des moments plus apaisés. Qu’est ce qui me fait du bien ?
Lors d’une rencontre avec un thérapeute, la discussion s’oriente aussi
Vers la qualité de vie :
Quelle place prend la douleur dans ma vie ?
Quelles sont ses répercussions ?
Si je dors mal, est-ce à cause de la douleur ou parce que mon rythme veille sommeil s’est déséquilibré ? que je me sens plus anxieux ou déprimé ?
Qu’en est-il de mon alimentation ? Ai-je perdu ou pris du poids ? Est-ce que mon alimentation est équilibrée ?
La douleur et ses répercussions : a-t-elle eu une incidence sur des comportements Addictifs ?
(Tabac – alcool – tabagisme – antalgiques ou psychotropes – drogue)
Quels sont les freins rencontrés pour améliorer mon hygiène de vie, ma vie quotidienne ?
Mais aussi : quels sont les leviers qui pourraient m’aider à aller mieux : des éléments positifs, des hobbies, des motivations ?
C’est grâce à cette approche de votre problématique dans sa globalité que votre accompagnement sera unique et centré sur vos besoins.
La relaxation : Lorsqu’une douleur survient, on a tendance a bloquer sa respiration, à se crisper ce qui tend à accentuer la douleur et les tensions. La relaxation permet peu à peu de reprendre le contrôle et de lâcher prise. Elle diminue le stress et améliore le sommeil
L’hypnose : La douleur chronique est un message de notre inconscient, un signal d’alarme qui ne parvient pas à s’éteindre. L’hypnose permet de communiquer avec l’inconscient. Lui proposer une autre solution que la douleur pour s’exprimer. Elle peut permettre également une évasion et soulager la douleur par un effet de distraction, exactement comme lors d’une opération chirurgicale sous hypnose.
Dans un second temps, l’apprentissage de l’autohypnose permettra de se sentir plus autonome lorsque la douleur survient.
Le Massage :
Au-delà de provoquer une sensation de bien être et de lâcher prise, le massage sollicite les fibres du toucher qui rivalisent avec les fibres de la douleur. Autrement dit, un massage, une sensation agréable, peut venir court circuiter le circuit de la douleur.
Au fur et à mesure du massage, les tensions s’apaisent, le cerveau produit des endorphines, notre propre morphine naturelle.
Des besoins qui changent avec le temps et parfois se combinent
Mme V souffre d’endométriose la première fois qu’elle me consulte, elle est désireuse de soulager ses douleurs et ses problèmes intriqués : La solution la mieux adaptée pour elle se révèle être l’hypnose. Au bout de quelques séances, sa situation s’améliore, le toucher n’est pas envisageable pour cette dame à cette période, mais quelques temps après, elle me recontacte. Elle a besoin de se réconcilier avec son ventre et c’est là qu’intervient le massage, un temps favorable aussi pour déposer son stress et diminuer ses tensions. Les demandes d’hypnose qui me sont faîtes également sont vite annulées et remplacé par du massage. Les besoins ont changé.
Mme G souffre de douleur chronique : Elle vient me voir pour des séances d’hypnose. Les premières séances sont peu concluantes et remplacées par de la relaxation, plus efficace.
Puis petit à petit, madame G se tourne vers le massage qui lui offre un vrai moment de détente. Elle est contente de se faire « cocooner ».
Un jour, elle me demande si je peux lui refaire de l’hypnose en même temps que le massage....
Son retour est très positif : Cette dame qui voyageait beaucoup avant apprécie de revisiter ses voyages sous hypnose, et éloigne ainsi les douleurs. Désormais, chaque massage donne lieu à un voyage.
Véronique LE GOFF
[1] Définition de l’IASP : association internationale pour l’étude de la douleur